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Presse
Différentes cultures
Des styles allant des plus «tendance» au plus inhabituel, le Baleinev n'a pas laissé a part la musique venant de différentes cultures. Ainsi, il a accueilli sur sa scène «Irish» les groupes Abraxas et Elandir, qui commencent a connaître un réel succès en Suisse. Inspirés et s'exprimant avec force, les artistes créaient une atmosphère quelque peu magique en se servant d'instruments surprenants tel le bouzouki, directement venu de la musique traditionnelle grecque.
Une tonifiante évasion irlandaise
L'Animation culturelle de Blonay sait créer l'événement. Elle le confirmait jeudi soir dans la salle des gardes du château en présentant le groupe Elandir, six musiciens doués qui, depuis trois ans, mettent en valeur le folk irlandais.
IIs se sont rencontrés par hasard lors de manifestations où la musique celtique était présente, cette musique qui déjà les avait pris sous son charme. Encore fallait-il que les instruments acoustiques et traditionnels y soient représentés afin de respecter l'authenticité d'une musique attachante qui exprime l'âme d'une terre dont on connaît l'histoire douloureuse.
Il y a là Vanessa Loerkens, au violon, jean-Daniel Ruedi, à la cornemuse irlandaise, Johan Perritaz, à la flûte traversière, Christophe Paul, à la guitare, Raphaël Combremont, au bouzouki et au banjo, et Gilles Clavel, à la percussion et au vocal.
Présentés par Michel Byland, président de l'ACB, les musiciens ont fait preuve d'une parfaite complicité, interprétant sans partitions des airs typiques, dans des arrangements crées par le groupe ce qui fait son originalité. Jigs, polkas ou reels se caractérisent par des rythmes soutenus qui ont rapidement mis des fourmis dans les jambes des auditeurs conquis. Certains d'entre eux se sont remémorés une participation à telle ou telle manifestation liée au renouveau du folk dans la seconde moitié du siècle dernier.
Mais Elandir entend ne pas mélanger les cultures et rester étroitement fidèle à la musique gaélique que l'on entend partout en Irlande, lors des fêtes comme dans les pubs. Une musique dont les courbes répétitives vont échapper à la lassitude grâce à l'innovation des rythmes et à l'imbrication des instruments. Le thème est simple mais s'ouvre sur des variations subtiles; lancé le plus souvent par le violon véloce ou l'ardente flûte traversière, il prend progressivement de l'ampleur lorsque les autres interprètes entrent en scène. Le Uilleann pipes est un des éléments clefs, précieux dans le continuo alors que le bodhran de la percussion souligne à merveille les cadences et intonations. Guitare, mandoline ou bouzouki viennent offrir la richesse des cordes. Pour qui connaît l'Irlande, il y retrouve des signes contrastés de nostalgie et de joie de vivre, de poésie et de passion. Une passion qu'expriment avec générosité les six musiciens venus de Neuchâtel et d'Yverdon.
Il y avait une fois, en Irlande, un petit elfe qui a nourri la légende et donné son nom au groupe qui trouvait, jeudi, un cadre idoine dans les murs épais du château de Blonay, devenu l'espace d'une veillée un manoir magique. (jpn)
Buskers, La jam éclate à la Poudrière l'Express, Août 2001
A peine ont-ils fini d'enchanter les pavés de Neuchâtel que les Buskers jettent l'ancre au théâtre de la Poudrière. Mardi soir, Coutier, Mam et Elandir y ont mené le bal, rejoints par quelques groupes de passage que le festival n'a pas programmé. Mais qui ne sont pas moins virtuoses et euxmêmes des Buskers, musiciens de rue, prêts à emmener leurs camarades dans les «jams sessions» les plus vertigineuses.
En maître de l'archet, Coutier prépare les planches de la Poudrière pour Mam qui distille bientôt ses gouttes d'eau baladeuses dans une atmosphère moite à laquelle se collent volontiers ce violon délirant et cet accordéon coquin. Puis Elandir, une splendide poignée de Romands épris de musique folklorique irlandaise, empoigne ' flûte, guitares, ou cornemuse pour enflammer magnifiquement un public acquis à sa noble cause. Et cela tape des pieds, des mains. Et cela tourne, tourne, tourne la tête. Et cela tourne à la fête. IST
Je vous salue, Patrick! l'Express, 20 Mars 2001
Case à chocs. Trois groupes, samedi ont fait la fête au rock-folk irlandais.
«Je vous salue, Patick!», saint d'une Irlande dignement fêtée en ce samedi soir à la Case à chocs, à Neuchâtel. Devant une jolie assemblée, le trio francosuisse Abraxas lance les festivités avec un folk qui vous ferait siffler sous la pluie. Les ritournelles sonnent haut dans la tête et ne laissent aucune brèche à l'hésitation. Tête-bêche, tout s'y complète. Yin-Yang, bim-bam, big-bang. Qu'écIate la joie!
Abraxas accourt de cour en cour. Troubadours, les fils d'Abraxas se calent au coin du pub pour faire couler la musique à flot. Les talentueux Neuchâtelois d'Elandir ont de la sorte chauffé le public à L'Interlope, le restaurant de la Case à chocs. Mais devront descendre d'un étage pour monter ensuite sur la grande scène. Toute d'électricité.
Elandir possède un savoir-faire exceptionnel. Il est rare d'être autant justement imbibé d'une culture qui n'est pas la sienne. Au point de la réinventer de la plus belle manière: ces enfantslà sont véritablement forgés à l'Irlande et à ses traditions musicales. Généreux, ces virtuoses alimentent un courant chaud directement offert à un public accroché aux cordes de ce vioIon, de ces diverses guitares, suspendu dans le souffle de la flûte et de la cornemuse. Elandir n'a besoin d'aucune autre énergie que la sienne et celle de ses auditeurs, babas et réjouis comme au premier jour.
La cité et l'électricité chères aux fracassants Krusty Moors qui suivront, ce n'est pas pour Elandir. Crac! Crac! Il est fort difficile de sonoriser une formation acoustique qui se meut. Les micros se décollent des instruments, ne prennent pas le son. Larsens! Stop! Alors que la violoniste allait chanter une chanson triste. Pas nécessaire. Même s'il occupe noblement la scène, Elandir n'est pas fait pourjouer là. Mais sur la place du village. A côté d'une chapelle qui n'a pas loué son clocher à Saint-Natel. /IST